Lundi 23 juin 2008
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/06
/Juin
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07:51
I was waiting for you
when a deep
and round sound
came into my ears
it was the tears
of the mankind
the sick
and gigantic
clamour of suffering
which swept
everything away
it was our last way
it was the last wave
Par Callivero
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Publié dans : poème illustré
-
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Vendredi 20 juin 2008
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16:49
parfois
quelques soleils et planètes
se sentant à l'étroit dans l'espace
se glissent subrepticement
au coeur des galaxies
franchissent les murs de soie
du son
de l'autre
et atterrissent brutalement sur la terre
dont ils rêvaient
cela donne souvent lieu
à de grosses déformations
démonstrations
transformations
mais au fond
de tels
accidents de soleils
sont très rares
d'ailleurs
les chercheurs
s'interrogent encore
sur leur signification
pourquoi
tout ce remue-ménage ?
pour un si
joli
ciel bleu
Par Véronique Grausseau
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Publié dans : poème illustré
-
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Mardi 17 juin 2008
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/Juin
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21:24
entre ton corps et rien
je glisserai ma main
tremblante écorce
entre ton corps et rien
se glissent des oublis
des silences et des mots
parfois lourds comme plomb
et parfois si légers
entre ton corps et rien
se glisse l'innocence
la folie les étoiles
les larmes et le sexe
entre ton corps et rien
se glissent nos fantômes
les misères futures
les coeurs abandonnés
les marques et les empreintes
entre ton corps et rien
se glisse
notre espace
immense comme le ciel
et infiniment bon
entre ton corps et rien
se glisse notre enfance
ses jeux et ses envies
et des regrets sans fin
entre ton corps et rien
se glissera la vie
fêlée comme le verre
reflet de nos esprits
entre ton corps et rien
quelques matins
quelques nuits
entre ton corps et rien
du vent
de l'air
de la poussière
entre ton corps et rien
quelque chose qui tient
debout
d'espoir
et de mystère
Par Véronique Grausseau
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Publié dans : poème illustré
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Lundi 9 juin 2008
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/Juin
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22:29
dans ce vaste monde
il est un bout de jardin
clair comme l'aurore
rouge comme l'été
frais comme un soir d'hiver
bleu comme le duvet
d'un oisillon au printemps
vrai
comme la feuille tombée
de l'aulne à la rivière
et sur ton ombre projetée
je dessinerai mes rêves
tant pis s'ils ne sont pas à vendre
tant mieux si tu ne les achète pas
tant pis s'ils ne comptent pas
plus que cette goutte de rosée
qui meurt sur son cercueil
de soleil
tant mieux si tu te réjouis
et souris
Véronique dite Callivero
Par Véronique Grausseau
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Publié dans : poème illustré
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